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Gestion des voies respiratoires : guide pour la médecine d’urgence

En herido está tendido en el suelo y recibe respiración artificial. El equipo de rescate utiliza un respirador para atender a la persona.

La gestion des voies respiratoires est l’une des compétences-clés en médecine d’urgence. Sans voies respiratoires ouvertes et sécurisées, il est impossible d’assurer une ventilation efficace et des échanges gazeux adéquats. Pour garantir une oxygénation pulmonaire et réduire l’incidence des complications associées à l’hypoxie, de l’augmentation de la mortalité ainsi que des dommages secondaires potentiels, des approches fondées sur des preuves qui s’orientent sur les directives actuelles sont mises en œuvre.

Ce guide donne la définition, les directives déterminantes ainsi que les mesures centrales de la sécurisation des voies respiratoires. L’accent est notamment mis sur l’utilisation préhospitalière dans les services de secours.

Gestion des voies respiratoires : l’essentiel en bref

  • La gestion des voies respiratoires englobe toutes les mesures destinées à garantir des voies respiratoires dégagées et une ventilation adéquate, des techniques de positionnement et de la ventilation par BAVU et masque à l’intubation endotrachéale.
  • La directive S1 actuelle de la DGAI (société allemande d’anesthésiologie et de médecine intensive) (2023) recommande en priorité la vidéolaryngoscopie pour les patientes et patients dont l’état est critique et qui présentent un risque d’inhalation.
  • La capnographie continue est obligatoire après chaque sécurisation des voies respiratoires, tant selon la directive S1 sur la gestion préhospitalière des voies respiratoires que selon les directives de réanimation de 2021.
  • Les procédures vont des méthodes non invasives (manipulations manuelles, ventilation par masque, VNI) à la sécurisation invasive des voies respiratoires (sonde trachéale, dispositifs supraglottiques) et sont choisies en fonction de la situation clinique et de l’expérience.
  • La sonde trachéale est considérée comme la norme de référence pour la sécurisation invasive des voies respiratoires.

Qu’est-ce que la gestion des voies respiratoires ?

La gestion des voies respiratoires (en anglais : Airway Management) comprend toutes les mesures visant à assurer la perméabilité des voies respiratoires et à garantir une respiration spontanée ou une ventilation externe adéquates.1

L’objectif principal est de maintenir la ventilation et un apport en oxygène optimal, notamment lorsque la respiration spontanée est compromise. Cela se produit souvent lors des situations d’urgence, en présence de blessures graves ou pendant les phases périopératoires.

Indications de la sécurisation des voies respiratoires

La gestion des voies respiratoires joue un rôle central en médecine d’urgence, pour les services de secours, en médecine de soins intensifs et en anesthésie, car elle est la base d’une oxygénation et d’une ventilation adéquates.

Dans le contexte préhospitalier, une gestion efficace des voies respiratoires en cas de réanimation, d’anesthésie d’urgence ou de traumatismes graves est souvent essentielle pour la survie des patients.

Parmi les principales indications, on trouve :

Insuffisance respiratoire

En cas d’insuffisance respiratoire, les poumons ne sont pas en mesure d’assurer une oxygénation adéquate du corps (hypoxémie) ou d’éliminer efficacement l’excédent de dioxyde de carbone (hypercapnie).

Risque d’inhalation et d’obstruction des voies respiratoires

Chez les patientes et patients présentant un risque accru d’inhalation, par exemple d’aliments, de liquides ou de vomissements, il existe un risque grave d’obstruction des voies respiratoires. La gestion des voies respiratoires empêche leur obstruction par des corps étrangers ou des substances inhalées et réduit le risque de complications pulmonaires graves telles qu’une pneumopathie d’inhalation.

Blessure traumatique de la tête et des voies respiratoires supérieures

Les traumatismes au niveau de la tête et du cou, par exemple les fractures du massif facial ou les gonflements des voies respiratoires supérieures, peuvent gravement entraver la respiration.

Méthodes de gestion des voies respiratoires

Dans la gestion des voies respiratoires, différentes mesures sont mises en œuvre pour sécuriser les voies respiratoires et maintenir les voies aériennes libres. Celles-ci vont des techniques manuelles de base aux procédures invasives et sont choisies en fonction de la situation clinique et de l’urgence.

Méthodes non invasives

Dans le cas des méthodes non invasives, il n’y a aucune intervention directe dans les voies respiratoires.

Manipulations manuelles

Parmi les techniques fréquemment utilisées figurent l’ouverture forcée de la bouche, qui consiste à utiliser l’index et le pouce, croisé au-dessus de l’index, pour ouvrir la bouche du patient et dégager les voies respiratoires.

La bascule de la tête en arrière et élévation du menton (manœuvre HTCL, an anglais « head tilt and chin lift ») est utilisée sur les personnes inconscientes sans suspicion de lésion de la colonne vertébrale. La tête de la personne est inclinée vers l’arrière pour ouvrir les voies respiratoires.

Une autre technique est l’antépulsion de la mâchoire inférieure, où la tête est stabilisée par des manipulations ciblées. Cette mesure est précieuse dans les situations d’urgence qui nécessitent une action rapide.

Position latérale de sécurité

La position latérale de sécurité est une technique de positionnement utilisée lorsqu’une ventilation artificielle n’est pas possible ou nécessaire. Elle empêche l’inhalation de vomissements ou de liquides et maintient la perméabilité temporaire des voies respiratoires.

Aspiration de mucosités

Si les voies respiratoires sont bloquées par des sécrétions, du sang ou des corps étrangers, une aspiration des voies respiratoires est indispensable. Pour ce faire, les services de secours utilisent des aspirateurs de mucosités portables fonctionnant sur batterie qui permettent d’enlever rapidement et efficacement les sécrétions même dans des conditions précaires.

Ventilation par masque

Un exemple classique est la ventilation manuelle par masque, où l’utilisation d’un ballon insufflateur et d’un masque de ventilation (BAVU - ballon autoremplisseur à valve unidirectionnelle) permet d’insuffler de l’oxygène dans les poumons par compression du ballon. Cette technique est particulièrement adaptée aux voies respiratoires non dégagées ou pour éviter une intervention invasive. Elle est surtout utilisée lorsque les voies respiratoires ne doivent pas être sécurisées durablement.

Une étude a cependant montré que les patientes et patients traité(e)s par BAVU présentaient un taux de RACS (retour à la circulation spontanée) et un taux de survie plus faibles par rapport à ceux traités avec une sonde trachéale et une sécurisation des voies respiratoires supraglottique.5 De plus, la ventilation par BAVU et masque se révèle moins efficace et moins performante en cas de transport prolongé ou de maladies respiratoires graves : lors de transports prolongés, les résultats en matière d’oxygénation et de ventilation ont été moins bons qu’avec une intubation endotrachéale (IET).6

Ventilateurs non invasifs

Outre la ventilation par masque manuelle, des ventilateurs non invasifs sont également utilisés pour fournir une assistance respiratoire sans interventions invasives. La ventilation non invasive (VNI) s’est établie dans de nombreux scénarios cliniques comme alternative efficace et douce à la sécurisation invasive des voies respiratoires. 

La VNI peut en particulier réduire les intubations endotrachéales nécessaires sur des patientes et patients souffrant d’insuffisance respiratoire aiguë, donc diminuer le risque de complications dues à l’intubation. Par ailleurs, dans certains groupes de patients, la VNI permet une amélioration du taux de survie et un séjour moins long dans des services de soins intensifs.7

Sécurisation des voies respiratoires par méthode invasive

Cette technique utilise des dispositifs d’assistance respiratoire permettant de sécuriser directement les voies respiratoires. La ventilation invasive est essentielle en cas d’arrêt respiratoire sévère ou de ventilation par masque insuffisante.

Sonde trachéale

La sonde trachéale est considérée comme la norme de référence pour la sécurisation invasive des voies respiratoires.1,3 Une sonde trachéale est directement insérée dans la trachée par la bouche ou le nez. À l’extrémité distale, un ballonnet protège contre l’inhalation.

Sonde trachéale

Des études montrent que la sonde trachéale obtient de meilleurs résultats d’oxygénation et de ventilation en comparaison avec d’autres méthodes, notamment lors de transports longs.6 Elle est également associée à des taux de RACS plus élevés et à un meilleur taux de survie en réanimation.5

L’intubation comporte cependant également des risques : étant donné que les taux de succès mentionnés dans les études varient fortement (51 à 98 %), les résultats doivent être interprétés avec prudence. Une étude a également montré qu’il n’y a pas de différence significative dans les taux de survie avec des résultats neurologiques favorables entre l’intubation endotrachéale et la ventilation uniquement par BAVU et masque.8

Vidéolaryngoscopie

Ces dernières années, la vidéolaryngoscopie, qui était une technique de recours, est devenue la méthode recommandée par les directives actuelles.1,2 Une spatule de laryngoscope dotée d’une caméra intégrée dont l’image est affichée sur un écran externe est utilisée. On a ainsi une bonne visibilité de la glotte même sans alignement direct de l’axe oro-pharyngo-laryngé.

La preuve de la supériorité de la vidéolaryngoscopie est cohérente : la revue Cochrane de Hansel et al. (2022) a monté que les vidéolaryngoscopes font baisser le taux d’échec des intubations, améliorent la visibilité de la glotte et réduisent le risque de blessures laryngées, notamment chez les patientes et patients qui ont des voies respiratoires difficiles.9

L’étude DEVICE a montré un succès nettement supérieur de l’intubation sous vidéolaryngoscopie par rapport à la laryngoscopie directe : 85,1 % vs 70,8 %.10

Sécurisation des voies respiratoires avec des dispositifs supraglottiques et extraglottiques

Lorsque l’intubation endotrachéale est difficile ou impossible à réaliser rapidement, les dispositifs supraglottiques ou extraglottiques peuvent constituer une alternative efficace. Ces dispositifs sont placés au-dessus de la trachée pour maintenir les voies respiratoires ouvertes. Ils sont plus rapides à mettre en place et nécessitent moins d’expérience que l’utilisation d’une sonde trachéale. Cependant, ils n’offrent pas une protection fiable contre l’insufflation stomacale et l’inhalation, notamment dans le contexte de la ventilation d’urgence. C’est pourquoi la directive S1 sur la gestion préhospitalière des voies respiratoires ne les recommande comme option prioritaire qu’en cas d’expérience d’intubation limitée.3,4

Les dispositifs supraglottiques et extraglottiques suivant font partie de ceux couramment utilisés pour la sécurisation des voies respiratoires :

Tube laryngé

Le tube laryngé est doté de deux ballonnets (cuffs). Un grand ballonnet (proximal) garantit l’étanchéité au niveau du nasopharynx, tandis qu’un ballonnet plus petit (distal) ferme l’entrée de l’œsophage.

Tube laryngé

Masque laryngé classique (LMA)

Le masque laryngé est composé d’un dispositif supraglottique avec un embout gonflable, de forme ovale ou en goutte, à l’extrémité distale et d’une valve permettant de réguler le ballonnet. Il est placé devant le larynx.

Masque laryngé classique (LMA)

Masque laryngé i-gel

Cette version améliorée du masque laryngé possède une étanchéité non gonflable, qui, grâce à sa composition de type gel, s’adapte au larynx et réduit les traumatismes dus à la compression et/ou au déplacement.

[Translate to Français:] i-gel airway
Masque laryngé i-gel

Le tube laryngé, le masque laryngé et l’i-gel sont des alternatives efficaces pour dégager les voies respiratoires en situation d’urgence. Une étude a montré que la sécurisation des voies respiratoires au moyen de dispositifs supraglottiques permet d’obtenir des taux de RACS plus élevés par rapport à la seule ventilation au ballon-masque chez les patientes et patients en réanimation.11

Cependant, par rapport à l’intubation endotrachéale elle présente des effets positifs moindres sur la survie à long terme et présente également des résultats neurologiques moins favorables.8 De plus, la ventilation avec des dispositifs supraglottiques n’est pas optimale dans toutes les situations d’urgence, ce qui peut compromettre l’apport d’air dans des situations complexes.6

Stratégie hybride

Lorsqu’une intubation directe n’est pas possible dans un premier temps, la sécurisation des voies respiratoires avec des dispositifs supraglottiques (par ex. masque laryngé, tube laryngé) sert de mesure temporaire pour gagner du temps et créer les conditions nécessaires à l’intubation. Une fois la situation stabilisée, on procède alors à la réintubation par sonde trachéale pour garantir la sécurisation des voies respiratoires à long terme et assurer une ventilation optimale.

Coniotomie/trachéotomie

En cas d’échec des mesures conventionnelles, la coniotomie en tant qu’intervention d’urgence et la trachéotomie en tant qu’intervention chirurgicale peuvent sauver des vies. Elles permettent un accès direct à la trachée mais elles comportent des risques et nécessitent un personnel hautement qualifié. 

La coniotomie est en particulier considérée comme le dernier recours dans une situation « Cannot Intubate, Cannot Oxygenate » (CICO), lorsque ni la ventilation au masque, ni la sécurisation des voies respiratoires au moyen de dispositifs supraglottiques ni l’intubation endotrachéale ne peuvent garantir une oxygénation adéquate.1,12

Mesures à prendre après la sécurisation des voies respiratoires

Après chaque sécurisation des voies respiratoires, la vérification de la position correcte des dispositifs d’aide respiratoire et la surveillance continue de la ventilation sont obligatoires. La capnographie est strictement obligatoire tant dans la directive S1sur la gestion des voies respiratoires de 20231 que dans la directive S1 sur la gestion préhospitalière des voies respiratoires3, ainsi que dans les directives de réanimation de 2021.13

Gestion des voies respiratoires difficiles

On parle de voies respiratoires difficiles lorsque des complications surviennent, rendant l’utilisation de techniques standardisées telles que la ventilation par masque ou l’intubation endotrachéale extrêmement complexe ou impossible. 

On distingue ici les voies respiratoires difficiles prévues, pour lesquelles des prédicteurs d’une intubation ou d’une ventilation au masque difficiles sont déjà reconnaissables avant la sécurisation des voies respiratoires, et les voies respiratoires difficiles imprévues, qui ne se manifestent que pendant la sécurisation des voies respiratoires.1

Ces deux constellations peuvent être dues à des anomalies anatomiques (p. ex. macroglossie, rétrognathie), à des modifications pathologiques (p. ex. tumeurs, œdèmes, traumatismes) ou à des limitations fonctionnelles (p. ex. ouverture de la bouche limitée, mobilité réduite des vertèbres cervicales).

Prédicteurs et classification d’une intubation difficile

Des voies respiratoires difficiles devraient, dans la mesure du possible, être détectées et classifiées précocement afin de pouvoir choisir la stratégie adaptée pour leur sécurisation. Pour ce faire, des systèmes de score cliniquement validés sont disponibles :

Score de Mallampati (Mallampati et al. 1985)

La vue du voile du palais, de la luette et des arcs palatins bouche ouverte est évaluée en préopératoire. 14 Sous sa forme modifiée actuelle, qui comporte quatre grades, il permet d’évaluer le degré de difficulté probable de la laryngoscopie.

Classification de Cormack-Lehane (Cormack & Lehane 1984)

Évalue la vue laryngoscopique de la glotte pendant la laryngoscopie directe en quatre grades, de la vue complète de la glotte (grade I) à l’absence de vue de la glotte et de l’épiglotte (grade IV).15 Contrairement au score de Mallampati, l’évaluation est intraopératoire pendant la laryngoscopie.

Pour les deux classifications, plus la valeur est élevée, plus le risque de voies respiratoires difficiles l’est aussi.

Gestion des voies respiratoires difficiles prévues

On parle de voies respiratoires difficiles lorsque des prédicteurs d’une ventilation au masque, d’une laryngoscopie ou d’une intubation difficiles sont identifiés avant une anesthésie. Pour cette constellation, la directive S1 sur la gestion des voies respiratoires de 2023 applique le principe selon lequel la sécurisation des voies respiratoires doit être planifiée de manière proactive et, dans la mesure du possible, être effectuée en conservant la respiration spontanée.1

La directive définit une hiérarchie claire des méthodes :

  1. Anesthésie locale : en cas de voies respiratoires difficiles prévues, une méthode d’anesthésie locale doit être envisagée en priorité. Un concept de secours pour la sécurisation des voies respiratoires doit être communiqué au sein de l’équipe et préparé matériellement.1
  2. Sécurisation des voies respiratoires en conservant la respiration spontanée : si une anesthésie générale est indispensable et qu’il y a des prédicteurs d’une intubation difficile, la sécurisation des voies respiratoires doit être effectuée en conservant la respiration spontanée. Pour ce faire, l’endoscope d’intubation flexible est le plus important.1

Gestion des voies respiratoires difficiles imprévues

Les voies respiratoires difficiles imprévues ne se manifestent que pendant la sécurisation des voies respiratoires.

Algorithme : plan A à plan D

Avec son guide de 2015, la Difficult Airway Society (DAS) fournit un algorithme simplifié établi dans le monde entier qui indique une manière de procéder séquentielle pour les intubations difficiles imprévues :12

  • Plan A : intubation endotrachéale (IET)
  • Plan B : ventilation avec dispositifs respiratoires supraglottiques
  • Plan C : ventilation par masque facial
  • Plan D : sécurisation des voies respiratoires d’urgence sur le devant du cou

Si les plans A à C échouent, on est dans la situation « Cannot Intubate, Cannot Oxygenate » (CICO). Dans cette situation, le plan D, à savoir la coniotomie d’urgence, est la dernière mesure disponible pour sauver le patient.12,16

Rôle de la vidéolaryngoscopie en cas de voies respiratoires difficiles

La vidéolaryngoscopie est un outil essentiel en cas de voies respiratoires difficiles imprévues. En présence de voies respiratoires difficiles inattendues, après l’échec de la laryngoscopie directe l’utilisation d’un vidéolaryngoscope est recommandée. La revue Cochrane de 2022 démontre une réduction significative des échecs d’intubation.9 C’est pourquoi la directive S1 de 2023 exige qu’un vidéolaryngoscope soit disponible à chaque poste de travail nécessitant la sécurisation des voies respiratoires, y compris pour les services de secours.1,17

Sécurisation des voies respiratoires avec WEINMANN

Pour la sécurisation des voies respiratoires par les services de secours, WEINMANN propose une gamme harmonisée, du dégagement des voies respiratoires et de la visualisation de la glotte à la ventilation invasive et non invasive avec capnographie intégrée.

ACCUVAC Pro – aspiration des voies respiratoires

L’aspirateur de mucosités portable ACCUVAC Pro permet d’enlever rapidement et efficacement les sécrétions, le sang ou les corps étrangers chez les adultes et les enfants. Quatre niveaux d’aspiration réglables individuellement et la manipulation intuitive permettent une utilisation de l’appareil tant dans des véhicules de secours que dans des environnements précaires.

MEDUVISION – vidéolaryngoscope pour l’intubation préhospitalière

Le vidéolaryngoscope MEDUVISION a été spécialement développé pour satisfaire aux exigences des services de secours. Il favorise l’application de la recommandation actuelle des directives concernant la vidéolaryngoscopie primaire chez les patientes et patients gravement malades.1

Principales propriétés :

  • Vue optimale indépendamment de l’éclairage : l’écran allBRIGHT transflectif reste bien lisible même en cas de rayonnement direct du soleil, ce qui constitue un net avantage à l’extérieur et dans des locaux d’intervention très lumineux.
  • Contrôle fiable de la position du tube : l’écran 3,2" en format paysage est à inclinaison variable, ce qui permet une intubation avec peu de reflets et un champ de vue complet.
  • Robuste pour les interventions : l’écran est étanche à la poussière et protégé contre les jets d’eau puissants (IP66), la poignée résiste même à une immersion prolongée (IP68). L’appareil est conforme à la norme DIN EN 60601-1-12 pour les services médicaux d’urgence.
  • Longue opérationnalité : la batterie haute performance est autonome pendant quatre heures maximum et ne se décharge pas d’elle-même. L’appareil est donc opérationnel à tout moment même lorsqu’il est rarement utilisé.
  • Traitement hygiénique simple et sûr : l’écran et la poignée peuvent facilement être séparés l’un de l’autre, ce qui facilite le traitement hygiénique. Les spatules à usage unique (Mac 2, Mac 3, Mac 4, HyMac 3) peuvent être remplacées directement.
  • Conception durable : la batterie au lithium rechargeable et les spatules à usage unique en matériau upcyclé réduisent la consommation de ressources.

MEDUVISION répond ainsi aux exigences spécifiques de la sécurisation préhospitalière des voies respiratoires : une bonne vue sur la glotte dans des conditions difficiles, une opérationnalité rapide et un fonctionnement fiable même après de longues périodes de stockage.

MEDUMAT Standard² – ventilation avec capnographie intégrée

Le ventilateur MEDUMAT Standard² offre des solutions variées pour la ventilation invasive et non invasive. Le mode ISR intégré (induction en séquence rapide) prend en charge la ventilation contrôlée en cas d’induction anesthésique médicamenteuse. La ventilation manuelle avec le MEDUtrigger permet de la combiner avec différents dispositifs d’assistance respiratoire. La capnographie intégrée disponible en option permet de contrôler directement et de manière continue la position de la sonde trachéale conformément à la recommandation de la directive.1,3,13

MEDUVENT Standard – ventilation sans alimentation en gaz comprimé externe

Dans les situations extrêmes, le ventilateur MEDUVENT Standard à turbine permet de ventiler de manière autonome pendant jusqu’à 7,5 heures sans alimentation en gaz comprimé externe. Il est donc adapté à des interventions dans des zones isolées ou dans des conditions logistiques exigeantes. Le mode manuel avec le MEDUtrigger prend en charge l’utilisation de différents dispositifs d’assistance respiratoire.

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Questions fréquemment posées sur la gestion des voies respiratoires

La gestion des voies respiratoires est le terme générique pour toutes les mesures d’évaluation, de maintien de l’ouverture et de sécurisation des voies respiratoires ainsi que de maintien d’une ventilation et d’une oxygénation adéquates. Cela inclut le positionnement, l’aspiration, la ventilation au masque, la sécurisation avec des appareils et le contrôle de la situation après l’intervention.

La sécurisation des voies respiratoires désigne, quant à elle, l’étape partielle plus limitée lors de laquelle les voies respiratoires sont protégées contre le déplacement et l’inhalation avec un équipement auxiliaire (p. ex. sonde trachéale, tube laryngé, masque laryngé).

La première étape consiste à inspecter et à évaluer les voies respiratoires, ainsi qu’à déterminer l’urgence de leur sécurisation.

Les services de secours effectuent la sécurisation des voies respiratoires en urgence, dans des conditions de faible luminosité, des espaces restreints et des environnements imprévisibles. La directive S1 sur la gestion préhospitalière des voies respiratoires (AWMF 001-040) tient compte de ces spécificités.3

1 AWMF-Leitlinienregister. S1-Leitlinie Atemwegsmanagement (AWMF-Registernummer 001-028, Stand 21.08.2023). https://register.awmf.org/de/leitlinien/detail/001-028

Piepho T, Kriege M, Byhahn C, et al. Wege zum sicheren Atemweg im Wandel: die S1-Leitlinie zum Atemwegsmanagement. AINS – Anästhesiologie · Intensivmedizin · Notfallmedizin · Schmerztherapie. 2024. https://www.thieme-connect.de/products/ejournals/html/10.1055/a-2421-6564

Timmermann A, Böttiger BW, Byhahn C, et al. S1-Leitlinie Prähospitales Atemwegsmanagement (AWMF-Registernummer 001-040, Stand 26.02.2019). https://www.awmf.org/leitlinien/detail/ll/001-040.html

Michael M, Bohn A, Hossfeld B, et al. Prähospitales Atemwegsmanagement. Notfallmedizin up2date / AINS, Thieme. 2020. DOI: 10.1055/a-1154-1959. https://www.thieme-connect.com/products/ejournals/pdf/10.1055/a-1154-1959.pdf

Tang Y, Sun J, Yu Z, et al. Outcome of Cardiopulmonary Resuscitation with Different Ventilation Modes in Adults: A Meta-Analysis. (2022).

Song M, Lee Y, Kim HJ, et al. Association Between Prehospital Airway Type and Oxygenation and Ventilation in Out-of-Hospital Cardiac Arrest. (2023).

7https://www.weinmann-emergency.com/de/themen/notfallbeatmung/nicht-invasive-beatmung

8Jung E, Kim HJ, Lee HJ, et al. Association of Prehospital Airway Management Technique with Survival Outcomes of Out-of-Hospital Cardiac Arrest Patients.

9 Hansel J, Rogers AM, Lewis SR, Cook TM, Smith AF. Videolaryngoscopy versus direct laryngoscopy for adults undergoing tracheal intubation. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2022;4(4):CD011136. DOI: 10.1002/14651858.CD011136.pub3. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35373840/

10 Prekker ME, Driver BE, Trent SA, et al. Video versus Direct Laryngoscopy for Tracheal Intubation of Critically Ill Adults (DEVICE-Trial). New England Journal of Medicine. 2023;389(5):418–429. DOI: 10.1056/NEJMoa2301601. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2301601

11 Wang W, Zhang X, Liu M, Han X. Comparing Effectiveness of Initial Airway Interventions for Out-of-Hospital Cardiac Arrest: A Systematic Review and Network Meta-analysis of Clinical Controlled Trials.

12 Frerk C, Mitchell VS, McNarry AF, et al. Difficult Airway Society 2015 guidelines for management of unanticipated difficult intubation in adults. British Journal of Anaesthesia. 2015;115(6):827–848. DOI: 10.1093/bja/aev371. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4650961/

13 Soar J, Böttiger BW, Carli P, et al. European Resuscitation Council Guidelines 2021: Adult advanced life support. Resuscitation 2021;161:115–151. https://www.erc.edu/assets/documents/RESUS-8903-ALS.pdf

14 Mallampati SR, Gatt SP, Gugino LD, et al. A clinical sign to predict difficult tracheal intubation: a prospective study. Canadian Anaesthetists' Society Journal. 1985;32(4):429–434. https://link.springer.com/article/10.1007/BF03011357

15 Cormack RS, Lehane J. Difficult tracheal intubation in obstetrics. Anaesthesia. 1984;39(11):1105–1111. DOI: 10.1111/j.1365-2044.1984.tb08932.x. https://associationofanaesthetists-publications.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1365-2044.1984.tb08932

16 Schlattmann L, Hartung B, Markwerth P. (Fehl-)Intubation im Rahmen der notfallmäßigen Koniotomie durch den Notarzt. Die Anaesthesiologie. 2026. DOI: 10.1007/s00101-026-01692 0. https://www.springermedizin.de/koniotomie/sicherung-der-atemwege/fehl-intubation-im-rahmen-der-notfallmaessigen-koniotomie-durch-/52444806

17 Deutsche Gesellschaft für Anästhesiologie und Intensivmedizin (DGAI). Update DGAI S1-Leitlinie "Atemwegsmanagement" (001-028) veröffentlicht. 2023. https://www.dgai.de/aktuelles-patientinnen-projekte/aktuelle-meldungen/aktuelle-meldungen-2023/1233-update-dgai-s1-leitlinie-atemwegsmanagement-001-028-veroeffentlicht.html

Auteur: Vanessa Kühn · Dernière mise à jour: 17/08/2026